Doo'-Chapitre 10

Doo'-Chapitre 10
« Moi : Heu...le texte veut dire quoi ?
Gus : Bah en gros c'est quand tu ne peux pas t'aider toi-même, tu aides les autres comme une sorte de thérapie. Mais ça ne t'aide pas et tu sombre lentement à leur place, sans ne rien dire et une fois que tu n'es plus là les gens disent « je ne savais pas » alors qu'en réalité ils ne pensaient qu'à eux. La relation entre l'égoïsme pur et le don de soi.
Moi : Waw...pas très gai le sujet quand même.
Bill : Bah j'en ai d'autres plus gai mais faut encore que j'arrange pour que ça colle sur de la musique.
Moi : On dirait que ton inspiration est revenue, tu vois finalement ça revient tout seul =)
Bill : Tu m'as quand même pas mal aidé, je te promets ton nom en petit sur la pochette de l'album =D
Moi : Quelle délicate attention xD
Gus : Moi je dis que Doo' chante bien x)
Moi : o_O ?? T'as consommé quoi toi ce matin ?
Gus : Tu t'es auto-trahie : tu chantes sous la douche !
Moi : Et toi t'as un sérieux problème d'audition -_-'.
Bill : Sans compter qu'apparemment tu ne manques pas non plus d'inspiration.
Tous : Une impro ! une impro ! Une impro !
Moi : Rah -_-' heu...
Une espèce dénommée Lucifer
N'a plus sa place sur la terre
Elle a préféré quitter cet enfer...
J'ai plus rien qui vient ^^'
Tous : *.* Waw !
Moi : *t'as raison ça voulait rien dire ce que j'ai improvisé -_-'* heu...merci =) *han trop douée pour faire la faux-cul quoi xD*
Bill : Tu l'auras même en moyen ton nom tiens !
Moi : xD super ! Il est quelle heure ?
Tom : 16h45
Moi : Oh put**n ! J'ai un quart d'heure de retard !
Gus : Retard de quoi ? de où ?
Moi : De tu sais quoi pour mon problème de tu sais quoi. *J'aime quand me faire comprendre clairement*
Gus : Ah CE je sais quoi !
Moi : Oui celui-là !
Gus : Je peux t'accompagner ?
Moi : Si tu veux...
Gus : Bon on revient à près les gars vous en faites pas !
Les trois : O.o Heu...à bientôt... »

Nous partons vite en direction de l'hôpital, à peine arrivée l'infirmière me saute dessus :
 
« Infirmière : Melle G****** ! Ca fait une demi-heure que je vous cherche ! Tenez, vos résultats !
Moi : M...Merci. »
 
Et elle repart sans plus attendre, on dirait qu'elle me donne mon courrier du jour. C'est quand même important à savoir ça, quoique pour elle ça n'a pas grande importance je suis déjà condamnée, le tout est de savoir combien de temps il me reste. Je sors du hall et vais m'asseoir sur un banc du parc de l'hôpital, suivie de près par Gus.
 
« Gus : Tu l'ouvres pas ?
Moi : Je ne sais pas... Je me demande si c'est une bonne idée.
Gus : Pourquoi ce serait une mauvaise idée ?
Moi : Des fois, il vaut mieux ne pas savoir. C'est pas comme les résultats d'un entretient d'embauche... C'est plutôt les résultats me donnant ou non un rendez-vous avec la Faucheuse. Et si ça c'était déclaré ? Je n'ai pas de couverture en cas de pépin, je crèverais plus vite. Et mon chat ? Qu'est ce qu'il ferait mon chat ? Tu voudras bien prendre soin de mon chat ?
Gus : T'as pas encore ouvert que t'envisages le pire. Et puis, la médecine peut te faire vivre plus longtemps si tu te fais prendre en charge. Pour les frais, on trouvera bien une solution.
Moi : Et passer le reste de ma vie dans une chambre d'hôpital ? Non.
Gus : Si il faut, ça ne s'est pas encore dégradé. Allez, ouvres ! »
 
Je m'exécute donc, et découvre que ma maladie ne s'est pas encore déclarée, que la perte de mes cheveux proviennent d'un hématome causé par un coup, et je vois à peu près lequel. C'est un soulagement, j'ai vraiment cru que j'y passerais. Mais je suis consciente que ce n'est que partie remise. C'est le genre d'horrible chose qui me terrorisera jusqu'à la fin.

« Gus : Voilà une bonne chose de faite !
Moi : Bonne chose, en effet.
Gus : T'as pas l'air tellement enthousiaste.
Moi : mais si, je suis encore sous le choc c'est tout =). *grand sourire de faux-cul, le retour*
Gus : Bon, ce soir on va au resto avec les autres pour fêter ça ?
Moi : Heu...ils voudront savoir ce qu'on fête.
Gus : Heu... tu n'as pas le cancer du sein !
Moi : xD Si tu veux. »
 
Nous repartons donc avec les trois gigolos qui sont heureux que la mammographie n'ait rien signalé d'anormal, et ne cachent pas leur joie.
 
« Bill : Youpiiiii !(chantonnant) Elle a les seins en bonne santé, elle a les seins en bonne santé =D
Tom (chantonnant à son tour) : Elle est saine de la poitrine !!!
Georg : Je trouves pas de chanson, attends ça va venir x).
Moi : C'est bon je crois qu'on a tous compris, je n'ai pas le cancer du sein xD.
Bill : N'empêche pourquoi vous ne nous l'aviez pas dit plus tôt ?
Moi : Ben j'attendais de savoir avant de vous en parler.
Tom : Et pourquoi nous on peut pas savoir et Gus oui ?
Moi : Parce que...Sa grand-mère a le cancer du sein !
Georg (chantonnant) : Ah la salope, vas laver ton cul...non c'est pas encore ça...
Bill (choqué) : Mamie Petra a le cancer...Mamie Petra va nous quitter, elle ne nous fera plus de délicieux desserts.
Tom : Ca fait six mois qu'elle est morte mamie Petra, Bill.
Bill : Ah bon ? Et de quoi ?
Tom : Elle s'est étouffé avec un de ses délicieux desserts...
Moi : xD Quel comble ! Pardon, c'est pas drôle...
Gus : Mais ries pas ! Elle me manque ma mamie Petra =(.
Tom : Toujours est-il que sa grand-mère n'a jamais eu le cancer du sein. Alors pourquoi lui il peut savoir ?
Moi : Il a farfouillé un peu dans l'appart pour trouver de la bouffe et il est tombé sur la convocation, voilà tout.
Georg : Hé Ho hé ho elle n'a pas de cancer, hé ho hé ho le poitrail toujours à l'air x) Trouvé ! =D
Gus (en larmes) : Mamie Petraaaaaaaaaa ='(
Moi: Et ben ils font la paire ces deux-là -_-'. Mais pleures pas Gus , je suis sûre qu'elle est bien là où elle est mamie Petra.
Gus : (snif) tu crois ?
Moi : Mais bien sur, maintenant elle pourra manger ses délicieux desserts sans s'étouffer =)
Gus : Ouais. Mamie Petra régales-toi bien =D !
Moi : *Genre baby-sitter des stars quoi -_-'* Bon, on se fait un resto pour fêter ça ?
Tom : A sept heures ?
Moi : Ben avant on fait un arrêt au bar =).
Bill : Très bonne idée !!! =D
Moi : Attention toi, je surveilles ta consommation -_-'.
Bill : -_-' Y a pas de justice... »
 
Nous partons donc vers le bistro du coin, puis le resto le plus chic de Paris, ça va me coûter les yeux de la tête la bonne nouvelle . Finalement, aucun ne me laisse payer ma part et ils se divisent la mienne en 4. Nous sortons et nous arrêtons pour la pause cigarette juste devant le bistro.
 
« Gus : Bon, maintenant qu'on a festoyé comme il se doit, on fait quoi ?
Moi : On fume x)
Gus : De la clope j'espère ? Non parce qu'avec Bill...
Moi : Oui, ne t'en fais pas.
Bill : Hé ça veut dire quoi ça ?
Moi : Que tu ne tiens pas plus à l'alcool qu'au reste chéri =)
Bill : Je suis très sobre là !
Tom : Et c'est pour ça que tu titube ???
Bill : Je suis juste un peu fatigué, voilà tout ! Et puis j'ai une horrible crampe à mon mollet droit et à la cuisse gauche, donc je ne peux pas bien marcher.
Moi : C'est fou comme c'est con ces crampes alors x). Bon c'est pas le tout, mais faut que je rentre chez moi, le chat va péter un câble tout seul.
Bill : Allez tous chez Doooooooooooooooo' !!!
Moi : T'arriverais pas à marcher jusque-là -_-'.
Georg : Marcher ? Tu sais que t'as facilement dix bornes à faire ?
Moi : Et après ? Marcher n'a jamais tué personne.
Gus : Une femme seule marcher la nuit...Je dirais que si x). Allez, on te ramène.
Bill (m'agrippant) : Ouaiiiiis Je t'aime bien toi pis on va chez toi et on fait des enfants =D.
Moi : Putain tu pues l'alcool -_-'. Et sinon heu...non merci ça ira les gosses j'en veux pas pour une raison simple qui es que...*merde j'ai failli cracher le morceaux ^^'*
Tom : Que ?
Moi : Que mon métier ne me le permet pas, je ne peux pas avoir un arrêt de neuf mois et puis t'es gentil hein Simba, mais nous deux c'est pas possible.
Bill : Tu...Tu finiras par succomber à mon charme fouuuuUUUUuuuuU !
Moi : J'en doutes pas une seconde xD »


Voilà la suite les gens !!!
Je sais pas vous mais je me suis bien éclatée à la lire en tout cas =3
Suite dans 80 com's =D
Bisous

# Posté le dimanche 28 septembre 2008 12:36

Doo'-Chapitre 11

Doo'-Chapitre 11
Sur ces paroles plus que touchantes, ils me ramènent et je m'endors à poings fermés. Un bruit fracassant me réveille, j'ouvres les yeux et en entends d'autres, ainsi que des bruits de pas provenant de mon appartement. Soit un déménageur s'est trompé d'appart, soit j'ai un gros soucis à régler. Je regarde l'heure : trois heures et quart. C'est pas non plus des mecs bourrés qui se sont trompés, eux ils ont des bruits de pas très décisifs. Je décide donc de m'échapper de mon appartement, par la fenêtre de ma chambre. Je me laisse glisser le long de la gouttière et m'écrase comme une merde sur le sol. J'entends un « merde, il faut la rattraper » ce qui me pousse à me relever et à courir comme une attardée. Je passes par les ruelles les plus étroites et les plus secrètes du patelin et parvient à les semer. Je prends illico mon portable et appelle un Taxi qui est là une petite minute plus tard. Je monte illico et je vois trois silhouettes massives au loin.
 
« Chauffeur : Où va-t-on ?
Moi : « Schiste » rue St-Tropez, et vite !
Chauffeur : bien. »
 
Sur la route, il engage la conversation :
 
«Chauffeur : Que faites-vous à trois heures et demi du matin dehors ?
Moi : J'ai eu...un problème de collocation.
Chauffeur : Et c'est pour ça que vous êtes en tenue de nuit ?
Moi : Je fais ce que je peux, hein !
Chauffeur : Voilà, on est arrivé_ _!_
Moi: Merci, c' est combien ?
Chauffeur : 35¤
Moi : Deux secondes, je vais les chercher. »
 
Je cours en direction de la maison, sonne et frappes à tout va.c'est gus qui m'ouvre.

«Gus : Doo ? O__o
Moi : T'as pas 35¤ ? Après promis je t'explique tout et je te rembourse, évidemment.
Gus : Heu si...(farfouille) tiens !
Moi : merci ! »
 
Je donne son dû au chauffeur de taxi et reviens sur le pas de la porte.
 
« Gus : Entres, vas-y.
Moi : Merci.
Gus : Donc tu m'expliques ce que tu fous en petite tenue à quatre heure du matin devant chez nous ? »
 
Je lui raconte l'histoire, encore sous le choc.
 
« Gus : Hum...t'as déjà pensé à déménager ?
Moi : Bien sur, je pouvais prévoir ce qu'il s'est passé ! Et puis je ne peux absolument pas rentrer chez moi, ça doit être surveillé par je ne sais combien d'hommes. Et j'ai beau avoir du répondant, contre trois molosses je suis un peu inefficace.
Gus : je me doute, mais on va trouver une solution ne t'en fais pas. En attendant, tu veux un verre d'eau ?
Moi : Un verre d'eau et finir ma nuit éventuellement ^^'
Gus : Oui ça va de soi. »
 
Je prends donc un verre d'eau et vais dans la chambre d'amis, l'esprit un peu apaisé, mais encore troublé. Le lendemain, aux alentours de neuf heures, je me lèves et dis bonjour à Gus, machinalement.
 
« Gus : On s'est vu tout à l'heure tu sais x)
Moi : Oh ça va hein ! C'est le matin !
Gus : Bien dormi ?
Moi : Presque. En tout cas le lit il est super !
Gus : On fait ce qu'on peut ^^
Moi : Et toi ?
Gus : Bah je me suis pas rendormi.
Moi : Tu déconnes ? Comment ne pas se rendormir sur un lit comme ça ? Souple, les draps super confortables, un vrai petit cocon *.*
Gus : xD Ben moi j'ai l'habitude on va dire. J'ai longuement réfléchi, si on te prêtais nos gardes du corps et qu'on te faisait un petit...disons un petit relooking de façon à ce que tu ressembles à un mec le temps d'aller chercher tes affaires ?
Moi : oui bien sur un mec entouré de gardes du corps pour rentrer dans l'immeuble y a rien de plus discret ! x) Mais comme je ne vois pas d'autre solution...J'accepte, mais pas touche à mes cheveux !
Gus : On va faire de toi...un Tom alors !
Moi : Le premier qui me fout des dreads je le...
Gus : Mais non mais non, mais il te faudra des habits larges pour cacher tes formes féminines et puis on te fera faire des tresses, comme ça tu peux garder tes cheveux ^^
Moi : *mes formes féminines ? Tu sais ce qu'elles te disent mes formes féminines ? >.<* Heu...va pour les tresses ! Mais sans rajouts.
Gus : t'en as pas besoin, t'as les cheveux assez longs ^^.
Moi : Dis-moi tu serais pas coiffeur à tes heures perdues pour t'y connaître aussi bien ?
Gus : Grandis avec une s½ur et ça donne ça x).
Moi : Non c'est bon ça ira, j'ai un frère et ça me suffit largement !
Gus : Ah tiens t'as un frère ?
Moi : Tabs, comme tout le monde l'appelle. Il a 20 ans aujourd'hui. Je l'ai eu au téléphone le jour où je... enfin où TU es venu me déranger sur mon lieu de travail x).
Gus : Il t'a dit quoi ?
Moi : De me caser, d'arrêter mes conneries avant de me faire coffrer par les flics, de pas gâcher ma « beauté » et de me trouver un vrai travail, genre serveuse ou caissière.
Gus : Je sens que j'aime déjà ton frère x). Tu sais, il a raison. Tu pourrais faire serveuse, ça te coûterait rien d'essayer et puis c'est pas plus mal comme métier y a franchement pire. Et en ce moment on ne peut pas trop dire que tu peux sortir en sécurité.
Moi : Ouais super vas expliquer ça à mon banquier tu veux ? Et je n'ai aucun diplôme, rien ! La seule chose que j'ai fais de bien dans ma vie c'est garder contact avec mon petit frère qui est déjà casé avec une femme depuis quatre ans et qui n'a de cesse de me donner des leçons ! Alors merci pour l'émouvant moment de solidarité masculine, mais de toute façon je ne peux pas m'engager dans un vrai boulot étant donné que je ne vivrais pas assez longtemps pour toucher ma prime de fin d'année, et c'est pour la même raison que je refuse de me caser avec un type à peu près correct parce que j'ai la malheureuse tendance à m'attacher vite et fort.
Gus : La maladie n'excuse pas tout, je sais que c'est dur mais s'il le faut elle ne se déclarera jamais. Tu devrais tenter d'avoir une vie saine, juste une fois. Avec une maison, un mari, des enfants...
Moi : Des enfants ? Je les verrais peut-être pas grandir ! T'es gentil, mais ça sera déjà dur de l'annoncer à mon frère si je dois mourir. Je veux pas impliquer d'autres personnes dans le lot.
Gus : Tu penses pas que t'en as déjà impliqué d'autres ?
Moi : Qui ? Vous ? Ils ne savent rien les autres, et ils ne doivent pas savoir. Tu sais, te l'annoncer à toi aussi ça va être très dur mais l'annoncer à eux...je préfère qu'ils croient que j'ai déménagé loin, très loin.
Gus : Tu veux vivre dans le mensonge ? C'est ton problème. Mais tu penses qu'il vaut mieux qu'ils croient que tu nous a lâchement abandonné ou tout simplement que la maladie l'a emporté sur toi ?
Moi : Je suis une lâche, une petite pute Parisienne...Je ne suis pas irremplaçable, je ne suis pas unique, je ne suis personne aux yeux du monde et ça restera ainsi. Vous m'oublierez vite.
Gus : Eux, peut-être.
Bill : C'est quoi ces haussements de ton là ?
Moi : Rien, on parlait.
Bill : Qu'est-ce que tu fous là toi ? Et puis parler de quoi comme ça ?
Moi : Merci de ton accueil chaleureux cher ami x). On parlait de choses qui fâchent, voilà tout. Bon, je file me préparer. »
 
Et je pars me préparer sans plus attendre. Une fois ressortie de la douche, tout le monde est levé et me fixe du regard. J'ai horreur de ça. Je tente de bouger, voir si ils n'ont pas seulement les yeux dans le vague. Mais non. Ils me fixent tous.


# Posté le lundi 03 novembre 2008 04:16

Doo'-chapitre12

Doo'-chapitre12
« Moi : Salut tout le monde !
Tom & Georg : Salut !
Moi: Y a un problème ?
Bill : Ben à part que Gus a pas voulu nous dire sur quoi vous vous êtes engueulé et qu'on ne sait toujours pas ce que tu fous là, aucun.
Moi : je fous là que j'ai failli crever à trois heures du matin et que les seules personnes que je connais sur Paris c'est vous ^^' Et nos disputes ne regardent que nous.
Tom : Failli crever ? Comment ça ? »
 

Je leur raconte alors toute l'histoire, sans trop m'attarder sur le fait que je sais que ce sont les employés du mac, et que si ils me veulent ils m'auront bien un jour. Je leur raconte aussi la potentielle solution de Gus, et je n'omet pas de les complimenter sur leur fabuleuse literie. La dernière remarque les fait un peu sourire. Il fallait bien faire passer ça gentiment, avec un peu de hors sujet et en minimisant totalement la situation. Ils optent pour la solution de Gus, et prennent immédiatement rendez-vous chez le coiffeur du coin pour mes tresses. Une fois revenue de ce rendez-vous, Tom me passe les affaires du bon look « urban/chic » comme il dit. Ca me fait un peu rire, mais bon. Convocation sans plus attendre des gardes du corps, et nous voilà partir à quinze pour mon petit appartement. La mission se déroule sans incident majeur, mis à part peut-être le fait que les gardes du corps ne sont pas trop habitués à ma démarche. Nous ressortons donc et partons sans plus attendre chez les garçons. Une fois rentrés, mes cinq valises pleines à craquer sont un peu encombrantes pour le salon.
 
« Moi : C'est pas que mes valises prennent de la place, mais bon.
Gus : Ben installes-toi dans la chambre où tu as dormi.
Moi : Ok merci c'est gentil =) »
 

Je m'installe donc dans cette chambre, et m'étends de tout mon long sur le lit si merveilleux. Je réfléchis à mille et une chose, me posant plus d'une question. Je ne vais pas y vivre toute ma vie, mais si j'arrête de travailler comment pourrais-je me trouver un nouvel appartement ? Devrais-je prévenir mon frère que j'ai changé de numéro de téléphone et, de surcroît, que j'habite avec le groupe ? Non, il ne me croirait pas et penserait que je me drogue, encore. Comment faire pour les remercier de leur hospitalité ? D'habitude, je remercie les hommes de façon un peu...particulière mais là je ne penses pas que ce soit la solution. Que faire si ma maladie se déclare et que je suis chez eux ? Je ne pourrais pas leur avouer droit dans les yeux que je suis bien pire que ce qu'ils pensaient, que je suis un danger...
Et c'est sur ces profondes réflexions que je quitte la chambre, sans n'avoir trouvé aucune réponse à mes questions. Ils ont tous grand faim, et j'entends résonner leurs ventres depuis la pièce d'à côté. Je vais donc les voir.
 
« Moi : Ces messieurs auraient-ils faim ?
Bill : Et pas qu'un peu !
Moi : Pourquoi ne vous faites-vous pas à manger ?
Tom : Aucune idée de menu, personne n'est d'accord avec les autres.
Moi : Vous n'êtes pas obligés d'avoir un menu commun, vous savez.
Bill : Si j'essaie de me faire la bouffe, il est clair que je ne m'en sortirais pas vivant !
Moi : Bon, je vais vous le préparer moi le repas !
Tom : Non mais quand même pas...
Moi : Vous m'hébergez non ? Bon. Qui veut quoi ?
Bill : Alors en entrée je veux une salade composée. T'y fous ce que tu veux dedans. Ensuite des saucisses de Strasbourg faites à la poêle avec de la mayonnaise, accompagnées par du riz cantonnais. Et en dessert, du riz au lait !
Georg : Bill t'abuses là !
Bill: Ben quoi ? Elle le fait avec plaisir, j'en suis convaincu!
Moi : xD Mais oui mais oui c'est bon.
Tom : Bon ben pour moi une pizza sans anchois, et en dessert un gâteau à ce que tu veux.
Moi : Ok.
Georg : Moi je veux du light, un menu équilibré mais avec de quoi faire du sport parce que je rentre plus dans les trois quart de mes jeans...la grosse déprime.
Moi : Pas de soucis, je connais ça.
Gustav : Pour moi heu... des spaghettis bolognaise. En dessert, je prendrais du gâteau à Tom.
Tom : Et puis quoi encore ? ><
Gustav : Tu vas manger huit parts à toi tout seul ? -_-'
Tom : Heu...non.
Moi : Ok, je vais préparer tout ça !
Bill : Mais tu n'as rien noté... Tu ne vas te souvenir de rien.
Moi : C'est bon vous êtes quatre, je n'ai pas encore Alsaimer tu sais ^^. Bon, j'y vais vite ! »
 
Je cours donc dans la cuisine. Je prépare le menu à Georg d'abord, c'est facile et rapide. Je vais lui servir. « Et un menu d'anorexique, un ! ». Ensuite, je prépare un peu tout en même temps. Les saucisses sur un feu et les spaghettis sur un autre, la pizza dans le four. Une fois que je leur ai tout apporté, vient le tour du dessert. Le gâteau est plus simple que le riz au lait, du coup je mets moins de temps à le préparer. Une fois le tout prêt, j'apporte cela ainsi qu'une salade de fruit pour le Monsieur à la diète. Je nettoie ensuite le bordel monstre que j'ai mis et retourne m'affaler sur le canapé.
 
« Bill : Heu...quand je disais riz au lait, je pensais celui qui est déjà tout prêt et qui est dans le réfrigérateur...
Moi : Tu veux dire que je l'ai préparé pour rien ?
Bill : Ah pas pour rien, il est super! Encore mieux que ce qu'on achète tout prêt. Mais juste que tu n'avais nullement besoin de te casser la tête pour ça.
Moi : >.< Tu pourrais t'abstenir à ce moment-là, et garder pour toi le fait que j'ai passé je ne sais combien de temps à préparer un riz au lait qui conviendrait à Monsieur alors que j'avais juste à ouvrir un emballage.
Bill : J'y penserais la prochaine fois ^^' »

# Posté le lundi 24 novembre 2008 15:40